Mercredi 21 mai 2008

On a finalement assez facilement repris notre bon mois de retard sur le blog ... et pas de risque qu'on le rattrape ici a San Francisco, surtout a 5 jours du retour en France ... Mais par contre on vous promet qu'on vous racontera des que possible nos aventures peruviennes, mexicaines et san franciscaines of course ! Rassurez vous donc, on a bien envie de finir le blog aussi bien qu'on est en train d'achever notre periple.

Et a tous, a tres bientot (on sera contents de vous retrouver !)

Par M et P
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Lundi 28 avril 2008
Un vol nous fait quitter Santiago pour La Paz avec un atterissage impressionnant car avec l altitude les avions sont obliges de freiner plus fort et plus longtemps... Des la sortie de l avion, dans le tout petit et campagnard aeroport de La Paz, nous sentons que nous sommes a plus de 3600m : notre souffle est plus court et nous avons comme un point sur la poitrine ... il y a de l acclimatation necessaire dans l air !








L aeroport se trouve sur la partie haute de La Paz, comme d ailleurs les quartiers pauvres. Le circuit en minibus qui nous amene jusqu au centre ville bas (les quartiers chics car le climat est plus clement ici bas) nous reserve quelques surprises.

Tout d abord la tradition vestimentaire des Boliviennes est franchement depaysante : ellles disparaissent sous des gros jupons, des chales (ou plutot des ponchos), leur pieds sont chausses de petits mocassins et leur tete de petits chapeaux ronds, genre ceux qu on portait au 19eme aux etats unis et dont on se demande toujours comment ils tiennent... On voudrait toutes les photographier !

Et puis La Paz est une ville a la configuration peu banale : les quartiers les plus pauvres s etalent sur les pentes abruptes et dominent les quartiers plus riches qui se sont installes la ou les temperatures sont plus clementes. En un mot on passe son temps dans la ville du bas a se demander quand les maisons de la ville du haut vont nous tomber sur la tete...L agitation qui regne en bas, nous a rappele un peu notre Inde preferee : des petits vans toyota sillonnent les rues en klaxonant fort pour que tous vehicules plus legers et surtout les pietons se poussent dardare pour leur eviter de ralentir. Ici, il faut oublier les passages pietons genre europeens, car ce sont les vehicules qui sont prioritaires : pousse toi de la j arrive... Et puis les rues sont animees d une joyeuse agitation : beaucoup de monde et plein de petits vendeurs succedent aux petits vendeurs ( quatre Milky Way, si si ca existe encore, des peignes, des bonbons,des fruits, ...).

La Paz, est une ville fatiguante qui monte et qui descend ( a 3800 m ca peut devenir un probleme) qui faute de nous avoir subjugues nous a quand meme etonnes. Sans etre une ville magnifique (malgre la presence de batiments coloniaux defraichis dans le centre de la ville basse), La Paz est "etonnante".








Mais bon, pas de quoi non plus en faire un fromage et surtout, elle ne compte que tres peu de lieux tres conviviaux, mis a part les etals du marche, ou nous avions plaisir a prendre nos petits dej ' !
Par contre, nous avons ete surpris par les prix qui nous ont pas mal change de l Argentine et du Chili. Ici possibilite de dejeuner, petit dejeuner et de diner a chaque fois pour moins d un euro (voire largement moins) ! On va peut etre arriver a rattraper les exces de la Patagonie...
Au bout d une journee de tisanes de feuilles de coca et surtout de dolipranes contre le mal de l altitude nous etions prets a affronter les "colectivos" bondes pour aller voir le site archeologique de Tiwanaku. Alors la, pour tout dire, on a plus apprecier le voyage dans le "toyota" que les ruines et les musees de Tiwanaku. C est un temoignage unique sur la civilisation pre inca ou plutot ca le sera bientot (?!!).  En fait, le site est en pleine restauration et l essentiel des batiments ensevelis sous des montagnes de terre... Donc, on n´a pas mis longtemps a faire le tour de ce qu il y avait a voir et on a repris notre toyota. Dans le village de Tiwanaku, c etait jour d elections et on est restes un petit moment a observer ce qui se passait, juste le temps de se rendre compte que le systeme "main levee" avait encore de beaux jours devant lui !

 



 












Au bout de deux jours de tisanes de feuilles de coca, on etait prets a affronter notre premier grand voyage et des altitudes encore plus elevees : celles du lac Titicaca, a 3850m !
Direction donc Copacabana (non non pas celui la !), petit village au bord du lac Titicaca. 
Au bout de quelques heures de voyage, nous longeons enfin le lac Titicaca ! C est drole, car au permier abord, on est un peu decu. On ne le trouve pas incroyable malgre son immensite. Et puis, petit a petit, ce lac grand comme une mer, et cerne de collines, ses iles et ses rives richement colorees (camailleux de verts, de jaunes, de dores, de rouges) par une vegetation alternant herbes folles et cultures en petites parcelles vous mettent sous le charme.  

Copacabana est un gros village extremement reposant. Sa cathedrale est un veritable bijou et son musee curieux puisque des toiles magnifiques de peintres peruviens du 16 et 17 eme cotoient- une collection de vases de cimetieres et surtout des habits de fete de la vierge prevus pour jusqu en 2040 ! ...un catholique averti en vaut deux !







Apres une petite ascension du cerro qui domine Copacabana, une balade au bord du lac, une visite du village et la rencontre d un lama dans notre arriere-salle de bain (curieux village tout de meme!!), nous nous posons sur une petite terrasse pour deguster une bierre bien meritee devant un petit coucher de soleil romantique a souhait sur le lac. (Toujours pas facile notre vie) ...


Dans l euphorie, nous planifions de partir le lendemain sur l ile du soleil et d y passer une nuit...

















Cette ile est situee a plus d une heure et demi de bateau de Copacabana. Nous atteignons le sud de l ile vers 15H00, partie la plus touristique.
Devant les hordes de touristes et le nombre d hotels et de restaurants, nous nous mettons de suite en route pour le nord de l ile. 










Apres trois heures d une balade magnifique en ligne de crete (dont le point culminant sera a 4070, mais on a pas fini de battre nos records!), qui nous offre des panoramas magnifiques, nous arrivons dans des ruines, au coucher du soleil. Installes sur les ruines et en train de deguster une bouteille de vin, nous rencontrons un couple franco/canadien, Alice et Greg, avec qui nous nous mettons a discuter. Ils voyagent pendant 10 mois en Amerique du sud dans un vieux combi Volkswagen achete a Buenos Aires, qui n´a pas fini de leur procurer des aventures. Ils resident dans le seul hotel ouvert de la partie sud, nous nous donnons donc rendez vous pour diner, avec egalement un groupe d argentins. L un d eux, a fait une carriere dans le tennis qui lui a fait passer de longs mois en France pour participer aux tournois ATP: il parle donc tres bien francais. Sa carriere terminee, il ecrit maintenant des romans, des nouvelles en meme temps qu il donne des cours de tennis dans un club a Cordoba (d ailleurs pour les amateurs de l espagnol dans le texte, il va nous envoyer une version de son premier ouvrage, et pour les amateurs de tennis c´est de Cordoba qu´est originaire Nalbandian).


L hotel "la Pacha Mama" est un hotel des plus rudimentaires (avec quelques puces ou autres bestioles qui piquent, en prime, dans le lit ....), en face d une jolie plage, mais qui arrivera a loger la totalite de ce petit groupe qui s est forme sur le pouce...










Le lendemain, nous decidons de quitter ce petit paradis, apres un petit dejeuner avec Alice et Greg, en empruntant un autre chemin qui longe le lac et traverse des villages.






















Nous disons au revoir a Copacabana, mais pas au lac que nous allons retrouver a Puno notre nouvelle destination (du cote Peruvien cette fois), a encore quelques heures de bus de la !

Arrives a Puno, Philippe "fait des siennes" et se retrouve, le lendemain, allite souffrant d un mal de ventre plutot intense. Heureusement (??), dans les pharmacies peruviennes, on donne des antibios sans ordonnance... les cachers avales, une journee et une nuit plus tard, nous sommes prets a reprendre nos excursions.

Direction cette fois ci, les iles Uros, des iles flottantes completement artificielles que la population locale a ete obligee de construire de toutes pieces pour echapper a la tyranie des Incas... Ces iles sont construites a partir de blocs de terres spongieuses, qui, assembles (cousus entre eux en quelques sorte) sont recouverts de la plante locale qui pousse dans le lac et forme un sol tres souple sur lequel ca fait tres bizarre de se deplacer. Cette communaute parvient a maintenir ses traditions et sa vie sur ces villages flottants et vous accueille avec une grande gentillesse, des habits colores et quelques babioles a vendre...
























Apres plusieurs heures passees en leur compagnie (juste le temps pour Philippe de deguster le plat national de l ile !), il est temps pour nous de rentrer pour preparer nos sacs : nous sommes impatients de voir Cusco, la vallee sacree, et et et, le Macchu Picchu...
 
Par M et P
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Mercredi 23 avril 2008
On vous a laisses pres des montagnes andines et on n´a pas encore commence a vous narrer nos aventures titicacaesques, voire incaesques, que deja nous sommes repasses dans l´hemisphere nord pour trouver des temperatures bien plus douces ... C´est donc d´une petite ile du golfe du Mexique que nous tenterons d´avancer sur les blogs de Bolivie et du Chili malgre la tentation du farniente sur la plage (de sable blanc et d eau toute verte translucide....) !
Par M et P
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Dimanche 20 avril 2008
Au sortir de notre sejour tanguistique dans la capitale, nous avons decide de ne pas aller voir les chutes d´Iguascu, qui necessitaient encore beaucoup d´heures de bus, et de passer plus de temps dans les villes du nord-ouest de l´Argentine. Au programme, trois des villes reputees les plus belles d´Argentine.

A Cordoba on est restes deux jours, dont un pour aller voir une estancia jesuite (et accessoirement la maison natale du Che !). La ville elle-meme est la plus agreable qu´on ait vu en Argentine, les terrasses de cafe sont on ne peut plus accueillantes, il y a enormement de rues pietonnes, un campus immense (170 000 etudiants dans cette ville qui heberge la plus vieille universite d´Amerique du Sud ou presque), un musee des beaux arts impressionnant, ... On ne compte plus les eglises baroques impressionnantes et on est arrives en pleine semaine sainte : ici on ne badine pas avec la religion et Cordoba est alors une des villes les plus visitees.

On a opte, pour la premiere fois du voyage et un peu parce que l´occasion se presentait par hasard, pour la visite guidee de la ville en bus a double etage, sous un grand soleil : c´etait tres instructif, tres adapte car la ville est grande, et tres plaisant car nous etions seulement 6 avec une famille d´uruguayens (a un moment la conversation a d´ailleurs derive sur la politique et ici on sait tout de la vie sentimentale de notre cher president, qui d´ailleurs rappelle aux argentins leur Menem des annees 90 et sa femme ex-miss Univers ...).







Le lendemain, direction Alta Gracia a 35 km de Cordoba, pour aller voir une des estancias jesuites de la region : le lieu a ete tres bien conserve et on a bien aime l´atmosphere tres tranquille de la petite ville. On a parcouru des quartiers tres residentiels pour aller denicher la maison natale du Che, transformee en un petit musee sympathique. On y decouvre Ernesto parcourant l´Argentine a velo et en faisant des reportages, il y a meme un reportage video ou les voisins parlent du petit Ernesto deja tres leader et justicier dans son jeune age, bref un versant meconnu de l´illustre personnage.

Direction Salta ensuite, dont tous les voyageurs nous avaient loue la beaute et les possibilites d´excursion dans les environs. Salta c´est aussi deja un peu les Andes facon Bolivie et Perou et on avait envie d´un petit avant gout ... Le soir de notr depart, la gare etait bondee pour cause de Semaine Sainte, on a retrouve un peu de l´ambiance de la gare de Shangahi en plein avant-nouvel an chinois ! ...



On y est reste plus longtemps que prevu, et on n´a pas chome !! On a commence par faire deux excursions organisees puis on a loue une voiture (une premiere dans notre voyage !). Et on en a vu des paysages incroyables, des villages perdus dans la montagne desertique, des cactus geants et des mers de sel, des montagnes rouges, bleues, jaunes ...

Les excursions organisees, c´est une institution dans les villes touristiques d´Amerique du Sud : il y a des agences a tous les coins de rue et souvent elles s´arrangent entre elles, ce qui fait qu´on a toutes chances de se retrouver dans le meme minibus que les touristes qui ont reserv par une autre agence ... pas toujours au meme prix ...

Pour la premiere journee on a eu la chance de se retrouver a 4 touristes dans la voiture d´un prof d´histoire arrondissant ses fins de mois en travaillant le vendredi saint ... C´etait bien pour s´arreter quand on voulait et on a fait la connaissance d´une francaise sympa voyageant seule. Le but du jeu ce jour-la c´etait d´atteindre Cachi, un petit village pomme de la valle Calchaquies. On a vu de belles choses mais pour tout dire le trajet a paru un peu long, surtout au retour.




M´enfin on a quand meme vu de bien beaux cactus centenaires, une ligne droite de 12 km dont les argentins sont fiers (baptisee la recta de Tin Tin !), des condors majestueux (pleonasme, certes) et donc un petit village qui doit apparaitre sous son meilleur jour quand tous les touristes sont repartis ...

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La seconde journee, on avait opte pour une excursion organisee par l´auberge de jeunesse ou on a loge, depart a 7h et retour a 22h (ca vous en bouche un coin !!), bref pas tout a fait notre horaire normal, mais prise en charge totale, c´est pas pire des fois.

Mais ca en valait vraiment la peine et il faudrait presque un article a part entiere pour tout decrire. Disons que la premiere vallee qu´on a remonte, et par laquelle passait le fameux Tren de las nubes (le train des
nuages qui emmenait ses passagers a plus de 4000m, jusqu´a ce qu´un jour il reste bloque la-haut en plein hiver ...) dont la remise en route fait l´objet de toutes les speculations, est semee de montagnes aux formes et couleurs imcroyables.

On arrive ensuite a une petite ville miniere, San Antonio de los Cobres, ou comme le nom l´indique on extrait le cuivre, a plus de 3700m. On y a deguste une bonne cassolette de chevreau et un steack de lama ! La haut la morphologie des gens n´a plus rien a voir avec le reste de l´Argentine, c´est vraiment le type andin qui predomine. On a retrouve la-haut le jeu des enfants, leurs sourires, mais aussi la pauvrete que nous avions cotoyes en Asie, et c´est assez troublant de faire la correlation entre pauvrete et chaleur des enfants.





On a ensuite parcouru la steppe d´altitude, la puna, pendant plusieurs heures pour aller a la rencontre des Salinas Grandes, vaste etendue depressionnaire (a quand meme plus de 3500m ...) ou des eaux chargees de sels provenant des volcans environnants s´evaporent en laissant d´immenses etendues blanches de croute de sel.












Pour ceux qui en ont entendu parler, c´est comme un Uyuni en modele reduit, mais c´est presque aussi impressionnant. Les gens qui exploitent le sel y gagnent une misere (on leur paie environ 4 euros la tonne ramassee ...) en se protegeant le plus possible de la reverberation incroyable du soleil ...

La route du retour emprunte une autre vallee qu´on atteint apres avoir franchi un col a pres de 4200m, photo obligatoire !! La vallee est presqu´aussi incroyable que l´autre, dans un autre registre, et on a clot la journee par un arret au tres touristique (mais neanmoins tres joli) village de Purmamarca (rien que le nom on est deja en terre inca ...). On a aussi vu des vicognes, et visiblement elles aussi nous ont reperes ...


Apres ca on a eu envie de se faire deux jours a notre rythme en louant une voiture, et on a herite d´un Citroen berlingo serie limitee Cactus plus tout jeune, qui a bien failli nous jouer un mauvais tour. On a pris la route du sud, direction Cafayate et ses vignobles a plus de 1600m d´altitude, via la quebrada de las conchas et ses formations rocheuses incroyables.


Le temps qu´on se mette en route (se remettre de nos deux journees epuisantes ...), de faire quelques pauses en route (dont une pour reparer le Berlingo !) et on est arrive a la meilleure heure (fin d´apres-midi) pour voir la quebrada. Une lumiere et un decor incroyables (heureusement qu´il y a des photos, sinon vous en auriez mare qu´on dise que tout est incroyable, mais on est un peu en manque d´adjectifs !). Et donc, oui, il a fallu reparer le berlingo qui perdait un morceau de plastique sur l´avant ! Heureusement, on a pu s´arreter sur un parking d´un petit resto au bord d´un lac et se faire aider par deux argentins plus que serviables (et plus bricoleurs et equipes que nous ca va sans dire !...) : un colson au bon endroit et on pouvait repartir. Le plus typique de nos deux anges gardiens etait un veritable gaucho salteño, avec le chapeau de rigueur, et on a pu constater une fois encore la gentillesse des argentins (meme si au debut de notre sejour ici on etait un peu decontenances par une certaine fierte, voir un cote un peu dedaigneux, notamment en Patagonie).

 


























Cafayate est semble-t-il renomme mondialement pour son vin blanc, de cepage Torrontes, dont les vignes s´etagent entre 1600 et 2000m. Cafayate, malgre son cote touristique, mais plus un tourisme argentin que "gringo", nous a beaucoup plu alors qu´on ne s´y attendait vraiment pas ! La petite ville est jolie mais sans qu´aucun batiment ne merite vraiment la photo, c´est plus une atmosphere et un cadre tres agreables (la photo de droite, c´est la bodega la plus connue, a l´entree de la ville, qui a ben de l´allure). des vignes tout autour, les montagnes rougeoyantes de la quebrada de las conchas en arriere-plan, un grand soleil ...








On a loge dans une petite guesthouse dont la tenanciere etait ravie d´accueillir un aussi joli couple le jour de Paques, bah ouais c´est ce qu´elle a dit !!
On a un peu rate la visite des bodegas parce que c´etait lendemain de semaine sainte et je crois que tout le monde se reposait ! On en a visite une qui fait du vin bio, mais alors on ná pas ete du tout convaincu. C´est dommage par cntre qu´on n´ait pu visiter la bodega Etchart parce qu´on avait eu l´occasion de gouter leur Torrontes Etchart Privado 2007 qui nous a paru superbe ... et qui coute 1 euro la bouteille, l´hallu totale ... Culinairement parlant, on s´est rattrapes sur de superbes empanadas et une petite glace au vin delicieuse !

Par contre on a fait une balade a cheval de plus de 3 heures absolument memorable. Bien sur on s´en souvenait les jours suivant au niveau des adducteurs et des fesses, mais aussi pour les paysages ! On est partis avec un gaucho tres gentil et Philippe avait un cheval assez paresseux qui voulait toujours rester 20 m derriere les autres, mais pas beaucoup plus ce qui fait qu´il lui prenait de petits trots pour refaire son retard de temps a autre. Et Philippe de bondir et rebondir sur sa selle ... surtout dans les descentes ...

Deux jours avec une plus grande autonomie nous a vraiment fait plaisir en tout cas.





















De retour a Salta, le lendemain on s´est dit pourquoi pas ... une petite balade a cheval (pour pas avoir de courbatures vaut mieux remettre ca des le lendemain non ?) ! Changement de decor total puisque cette fois nous nous sommmes balades dans un quartier tres residentiel au nord de Salta. Depuis le cheval on pouvait admirer les grosses maisons de famille et leurs jardins, et cette fois c´est Marion qui s´est coltine le cheval retardataire !!
A San Lorenzo on a fait aussi la connaissance de Kiki, un chien dont Marion s´est tout de suite sentie tres proche. Il y avait aussi Jo líguane, mais il avait l´air moins conciliant.


 



















Ensuite direction Mendoza via un bus de nuit qu´on a attendu plusieurs heures du fait des blocages de routes mis en place par les gros agriculteurs qui protestent contre trop de taxes. Le conflit est tres virulent et continue actuellement en Argentine, avec pour consequence notable que beaucoup de magasins ne sont plus approvisionnes. Du coup,les manifs se succedent a Buenos Aires entre ceux qui demandent a la presidente de negocier pour que les blocages se terminent et d´autres qui au contraire approuvent sa position ferme. Un combat entre "peronistes" et "anti-peronistes" a ce qu´il parait ... Du coup, ce petit trajet de bus nous a pris 22 heures porte a porte mine de rien ...

Et autant on avait apprecie Cordoba et Salta, autant on a ete decus par la ville de Mendoza. Heureusement qu´on a pu y faire des excursions sympa.

La premiere consistait a aller voir enfin ces bodegas qu´on avait ratees a Cafayate. On y est alles a velo avec un petit groupe, mais sans accompagnateur (assez strange en fait), avec des RDV pris dans des bodegas tres differentes, de la plus artisanale a la plus imposante, avec des dizaines de vins differents, de 1 Euro a plus de 100 ... et le plus etonnant, alors qu´ils savent bien qu´on n´est pas le genre de clients a repartir a velo charges de bouteilles, c´est qu´ils te font deguster une super bouteille ! Pour le vin c´etait vraiment bien, cote velo on a regrette que les bodegas soient maintenant dans la banlieue et qu´on ait ainsi passe pas mal de temps dans les gaz d´echappement (un avant-gout pour La Paz me direz-vous ??).


Apres on s´est offert la journee¨"frissons", avec au menu rafting et parapente, rien que ca !! Pour le rafting, ca s´est bien passe, on etait juste deux avec notre guide, qui nous disait quand pagayer ("forward, team !!") et on s´en est sorti comme des pros. Bon, certes le debit de la riviere n´etait pas a son max ...
Pour le parapente, on est encore la pour vous en parler, vu qu´en fait ca a ete annule a la derniere minute pour cause de mauvais temps (parait que sous la pluie ca marche beaucoup moins bien !!).
 


















 

 
















Sur le chemin de Santiago, qu´on regagnait pour prendre notre avion pour La Paz, on s´est approches de l´Aconcagua, la montagne la p`lus haute des Ameriques, avec pres de 7000m. L´escalader, on y a bien songe, mais ce sera peut-etre pour la prochaine fois, vu qu´il faut entre 12 et 15 jours ... et pour les photos idem, vu qu´on les a pas encore dechargees sur la cle USB ...

Fin du periple dans le cone Sud, et place de nouveau a l´aventure, Bolivie-Perou, c´est pas tout a fait le meme confort mais on se rejouit a l´idee de plus de depaysement.
Par M et P
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Mardi 15 avril 2008

Suite a notre sejour en Patagonie, nous arrivons "requinques" a Buenos Aires : fini les 48 kg d´Angkor pour Marion (toute habillee, avec lourdes chaussurs de marche et co). En effet, l´une des particularites du "tourdumondiste" (on en a croise quelques uns....), c´est qu´il "seche" litteralement, s´il passe plusieurs semaines en Asie...
Il n´existe qu´une exception a cette generalite, c´est le cas "Philippe Etur" qui a resiste comme un roc a toutes les bacteries, coups de chaleur, deshydratations, demineralisations et n´a connu aucune modification notoire de sa silhouette ...

Donc, le secret "recuperer vos rondeurs" de la Patagonie reside dans une absorption reguliere des "completo" (sorte de sandwich ignoble plein de mayonnaise, de viande panee, de ketchup, et des fois quelques traces de tomates et de salades....), des "Pollo -ou bife- a lo pobre" (plat national, le moins cher du marche apres les completos, constitues d´un morceau de poulet -sur lequel, si on etait raisonnable on pourrait manger a deux...- recouvert de deux oeufs au plat et accompagne de "papas fritas" bien sur) ... mais aussi de chocolat (les fabriques sont tres repandues en Patagonie), de glaces et autre medialuna (croissants) argentins ... Pour completer le programme, l´Argentine propose ses resto "Parillas" (viandes et abas a volonte) et ses "tenedor libre" (entrees, accompagnement, dessert et viande grillee a volonte...). 
En tout cas, une chose est sure c´est que ce programme marche !!! La preuve en image ... 


















Nous voila donc en forme(S) pour affronter les salles de bal et surtout les cours de tango. En effet, l´un des buts avoue de notre visite a Buenos Aires etait de se remettre au Tango pour Marion et de s´y mettre tout court pour Philippe. Tout un programme... Et d´ailleurs, en parlant de programme, la ville et ses nombreuses ecoles de tango (dont le centre Borges et la celebre Confiteria ideal) proposent des cours toute la journee, cours qui s´enchainent pour le bonheur des eleves mais pour le malheur de leur pieds...


Nous avons decide de faire soft, en ne prenant "que" 2 a 4 heures de cours par jour... Les premiers jours ca allait, mais a la fin de la semaine, devant ce rythme infernal, nous avons evite de justesse un piquet de greve national des petons...

 







Mais bon, comme vous le voyez sur la photo, on a fait pas mal de progres et on a fini les cours avec un "bon petit niveau".
Pour assurer les cours, Marion a juste achete une paire de chaussure a talons : la classe ! (la robe de la photo, on lui a gentiment prete).













Donc, tous les jours de la semaine, notre emploi du temps etait rythme par les cours. Entre, apres une petite pause dans des "tenedor libre", nous partions a la decouverte de Buenos Aires et de ses quartiers...


Tout le monde le dit mais nous avons pu le verifier, Buenos Aires a un petit air de Paris. D´ailleurs, ils ont rase de tres tres nombreux quartiers pour construire dans le style parisien et ils ne se sont pas trompes... Et puis le cote tres parisien reside aussi dans cette multitude de petit cafes qui jalonnent les grandes avenues et qui sont toujours remplis de clients buvant leur petit noir avec une "dulce" (Marion a vite pris ces reperes de "bon vivre").

















En fait Buenos Aires s´est construite en fonction de la culture de ses nombreux immigrants. L´argot porteño (cad de Buenos Aires) par excellence, le Lumfarro, est par exemple l´interpretation plus ou moins libre qu´ont fait les immigrants -italiens notamment- de la langue espagnole. Les gens en Argentine disent egalement "ciao" pour dire au revoir et on se demande si ce ne serait pas un "apport" des nombreux italiens qui sont venus vivre en Argentine...


Cette ville "tres parisienne" donc, possede quand meme des quartiers plus pittoresques et typiques comme le quartier de la boca. Et oui, il s´agit bien "DU" quartier du celebre voir mythique stade du plus grand club de foot d´AMerique du Sud. On ne s´est pas approches : on a prefere le photographier depuis une terrasse et garder nos distances car, quand nous etions la bas, un supporter a ete blesse d´un coup de couteau par un supporter d´une equipe adverse : c´est sympa l´univers du foot!!!

En fait le quartier de la Boca est un quartier fortement deconseille aux touristes exceptes deux ou trois blocs ou les maisons de tole des marins ont trouve une nouvelle jeunesse par un programme de rehabilation qui en fait l´un des coins les plus touristiques de la ville... des que l´on sort de ces quelques rues "genre decor de film" on se retrouve dans un quartier tres pauvre aux maisons toujours delabrees et pas du tout colorees, ou l´on ne se sent pas forcement a sa place avec un appareil photo... Mais bon, cette petite visite vaut le coup surtout si l´on prend le temps de visiter le musee dedie a l´oeuvre de Quinquela Martin. Ce peintre, orphelin, adopte par des argentins assez riches, a connu un vif succes de son vivant et s´est toujours senti redevable de sa situation. Il a donc oeuvre fortement pour la ville, fait construire une ecole, et legue toute son oeuvre a la ville qui a transforme sa maison en musee ou sont exposees les ouevres de l´artiste. On vous conseille d´aller sur la terrasse du musee d´ou on a une jolie vue sur la port et sur le quartier et aussi sur le stade jaune et bleu ...



























Nous logions dans le quartier de San telmo, un quartier tres agreable et calme, ou, sur la place tous les dimanches, se tiennent une broquante le matin, des spectacles de tango de rue l´apres midi et des milongas le soir...


C´est le quartier des petits bars ou se produisent les artistes portenos et c´est le quartier du cafe que les cinephiles auront apercu dans le film de Wong Kar WY, "Happy together".












































Pour les contrastes, le quartier de Recoleta vaut son pesant de cacahuetes puisqu´on y trouve pele-mele des quartiers residentiels chics pour les vivants, la meme chose pour les morts (le fameux cimetiere du meme nom, une veritable ville dans la ville),...



























...des jardins, des parcs, des squares, des eglises bondees le dimanches des rameaux...




















Et puis, dans cette ville "culturellissime", on en a profite pour aller s´ecouter "La Boheme" de Puccini, a l´opera. On a decouvert une soprano argentine fantastique :

Seule deception , on s´attendait a voir Charles mais il n´est pas venu (comprends qui pourra, on attend vos suggestions !!).


















En tout cas, pour ceux qui auraient des velleites d´expatriation, Buenos Aires serait un choix tres tres judicieux... (et en plus ici, les tres recherchees 404, 504, 2CV et 3CV courent les rues... mais Philippe a prefere les vieilles Ford Falcon).


Par M et P
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Samedi 12 avril 2008















Ca faisait longtemps qu´on ne vous avait parle des bus, depuis le Laos sans doute, mais que serait un tour du monde sans bus ? (remarquez, sans avion ...). Et l´ Amerique du Sud, c´est vraiment le royaume du bus, le train y est inexistant.
On a calcule qu´entre le Chili et l´Argentine, on a du passer plus de 120 heures dans les bus, et parcourir un bon paquet de milliers de km ! Alors ca valait bien un petit article et quelques photos prises en route ...

En Patagonie, les etendues sont sans fin, et quand on quitte la Patagonie, on arrive dans la pampa argentine, et c´est pareil, mais en beaucoup moins joli !

Et pourtant (on ne sait pas si c´est parce qu´on est depuis longtemps en mode voyage avec une perception du temps differente, avec toujours l´impression que les journees defilent a toute vitesse), on ne s´est que rarement ennuye dans ces bus, on regardait le paysage, on discutait parfois avec d´autres voyageurs au long cours, on jouait aux cartes, ou assez frequemment on matait le film grand public made in US projete, avec une bande son inaudible et des sous=titres espagnols ... mais pour suivre Die Hard IV, Rush Hour III ou un bon JC Van Damme, ca fait l´affaire ... On dormait pas mal aussi (surtout Marion avec ses shoot de nautamine !), d´autant qu´on a essaye de faire un max de nuits dans les bus pour perdre moins de temps; on en a fait 4 finalement.

On a quand meme droit pendant ces nombreuses heures a des paysages sublimes, a des lumieres irreelles, a des animaux pas farouches qui nous regardent passer (ou nous snobent), comme les jolies vicognes.

 































Pour quitter la Patagonie, on a choisi d´emprunter la mythique "Ruta 40", une parallele a la chaine des Andes mais qui parcourt en fait des etendues assez desolees, pas desagreables au debut, mais bon le voyage durait 2 journees de 12 heures avec une nuit passee dans un bled obscur.
Heureusement le chauffeur etait sympa le premier jour, il proposait aux passagers de boire le fameux "mate" que boivent tous les argentins selon un ceremonial bien particulier : une espece de petit bol (designe aussi par le nom de "mate" qui signifie en fait infusion) est rempli d´herbe a mate (on sait pas trop ce qu´il y a dedans) puis d´eau chaude (sortie d´une thermos, l´instrument indispensable du voyage pour l´argentin moyen ...) et on boit l´infusion par une sorte de paille metallique. Il s´agit alors de boire le contenu du recipient puis de le refaire passer au maitre de ceremonie qui remplit de nouveau d´eau chaude avant de le faire passer au convive suivant ... On y a goute, mais c´est franchement tres amer. Le chauffeur avait aussi pris en stop un jeune couple babacool argentin, et tout juste s´ils ont pas joue de la guitare a l´avant du bus ...
La ruta 40, on pense qu´en fait elle est plutot mythique dans l´autre sens, en descendant vers la Patagonie, ou le bitume laisse la place aux caillous et aux voies de garage qui servent de route ... la route avait l´air en travaux partout, mais sans qu´on voit pour ca des engins de chantier, ca doit s´etaler sur des periodes bien bien longues ... En plus, en allant vers le sud, les montagnes patagoniennes se profilent et justifient ces longues heures ...

Des fois aussi les bus s´arretent dans des endroits assez improbables, ou on essaie de trouver de quoi se sustanter a la station service, quand ce n´est pas tout simplement dans une estancia (La Leona) ou Butch Cassidy and Sundance Kid ont trouve refuge apres un casse rate (eh oui on ignorait qu´ils avaient fait une partie de leur "carriere" en Amerique du Sud ...).

 















Au final, on a tate du bus normal, du bus semi-cama a double etage et meme du bus cama tout confort ou le siege fait presque lit. Franchement, a part une fois ou ca sentait un peu le mazout, on n´a vraiment pas eu a se plaindre.

Pour ceux qui voudraient suivre le parcours sur une carte :

(Santago - Punta Arenas en avion)

Punta Arenas - Ushuaia (et retour)
Punta Arenas - Puerto Natales
Puerto Natales - parc des Torres del Paine (et retour)
Puerto Natales - El Calafate
El Calafate - glacier Perito Moreno (et retour)
El Calafate - El Chalten
El Chalten - Bariloche (deux jours !!)
Bariloche - Buenos Aires
Buenos Aires - Cordoba
Cordoba - Salta
Salta - Mendoza
Mendoza - Santiago du Chili

... plus toutes les petites ou grandes excursions de ci de la ...
Par M et P
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Mercredi 9 avril 2008
On ne pouvait pas quitter la Patagonie sans aller voir le Fitz Roy, ou du moins essayer de le voir parce qu´il est souvent dans les nuages  (un peu comme une certaine passentpartout ?). Le Fitz Roy, c´est une montagne mythique, surgie de nulle part, et qui n´a ete escaladee qu´en 1952, c ést-a-dire seulement 2 ans avant l´Everest, et par un francais s´il vous plait, Lionel Terray.

Et au pied du Fitz Roy il existe une petite bourgade, El Chalten, qui est encore beaucoup plus recente que l´ascension du sommet : c´est en 1985 que le gouvernement argentin a decide la creation de ce village pour occuper le terrain en quelque sorte, suite a des differents avec le Chili sur le passage de la frontiere ...

Du coup c´est un village tout bizarre, ou tout semble recent mais pas fini, ou les choses s´accelerent vivement avec le tourisme, ou ils font les trottoirs avant de goudronner la route (ca peut paraitre bizarre, mais c´est plutot pratique, et vu que tout le monde a un 4x4 l´asphalte ...), et ou quand le vent s´y met on a peine a se croire en ete ...

On a dormi dans une petite auberge baptisee "nid d´aigle" et c´etait plutot du genre on se serre a 12 par petit dortoir, mais bon, on a echappe aux ronfleurs hors categorie.


 



Au cours de ces balades, on a recroise plusieurs personnes qu´on avait deja vues en Patagonie, il y a vraiment un circuit "classique" et c´etait sympa de faire des pauses dans les balades pour discuter le coup !
 















On a passe a El Chalten deux jours bien remplis, deux grandes balades pour aller voir le Fitz Roy (on l´a vu !) et le Cerro Torre (on l´a pas vu !). Le Fitz Roy, ses parois verticales et ses glaciers peu avenants, c´est vraiment quelque chose : il faut imaginer que, de l´endroit ou on puisse l´approcher au plus pres, il nous domine encore de 2000 m ! On a croise plus tard en Argntine un francais qui a essaye de grimper le Fitz Roy, sans succes, et qui lui-meme avait croise un francais qui preparait cette ascension avec un ami a lui, et qui l´a reussie (et qui l´a doublee de l´ascension, encore plus difficile, du Cerro Torre, qui ressemble a une frite geante, mais grise) : et devinez quoi ? il a fait l´Insa ...

Bref, El Chalten, c´est encore un autre bout du monde, mais au moins il y a une bonne brasserie artisanale, ou on a apprecie de prendre une petite biere bien meritee...
Par M et P
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Dimanche 6 avril 2008

Le glacier Perito Moreno vaut largement le detour, surtout si, comme nous, on a la chance de voir plusieurs effondrements de glace.

On a ete particulierement veinards parce que les blocs qui nous semblaient les plus critiques ont degringole chacun leur tour (un bloc entrainant le suivant) juste juste avant qu´on ait a remonter dans le bus.

On a ete en fait encore plus scotche par le detachement d´un bloc de glace immerge qui a fait surface sans un bruit mais en soulevant une quantite d´eau incroyable, et en apparaissant ensuite d´un bleu profond incroyablement scintillant, du grand spectacle !!

En fait, ca peut paraitre surprenant, mais on aurait pu passer encore des heures a regarder ce glacier. Le front du glacier (60m de hauteur tout de meme) est evidemment la star, mais l´ensemble du decor est grandiose : on est face a une langue de glace qui mesure plus de 15 km de longueur, et on apercoit les montagnes totalement enneigees au loin, avec en plus une lumiere changeante qui fait scintiller certaines parties du glacier puis d´autres.

On accede au glacier depuis la petite ville toc et poussiereuse (autrement dit on n´en parlera pas !) d´El Calafate.

Bon, on en reste la les photos se passent de commentaires !! Juste une petite precision : le glacier appartient a un glacier, le champ de glace de Patagonie sud, qui remonte le Chili sur plus de 200km.

 

 
 




















Par M et P
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Dimanche 6 avril 2008






 








 



































 







 
 
 






 





















Sacree Bariloche ses lacs et son cerro Catedral !















Par M et P
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Jeudi 3 avril 2008

Depuis le temps que Philippe en parlait, nous arrivons enfin a Puerto Natales, base de depart pour le fameux (pour quelques erudits de la montagne...), tres, tres fameux "W", trek le long des "Torres del Paine". Il s´agit d´une tres belle montagne, le long de laquelle on peut randonner en itinerant pendant 4 a 10 jours environ selon le circuit choisi.

Nous avons choisi le circuit court de 5 jours avec option camping (les refuges chauffes ou l´on dort sur un bon lit c´est pas pour les "Vrais"!). Une fois le sens de randonnee choisie (d´ouest en est pour nous), nous courons, le soir meme de notre arrivee en bus (4H00) de Punta Arenas, louer le materiel de camping : 1 tente pour 2, deux matelas de sol (tres tres fins), un kit dejeuner, le bruleur nous ayant ete prete par notre logeuse...  Il ne nous restait plus qu´a aller faire les courses pour les 5 jours, en essayant de faire le plus leger possible ... Avec des efforts surhumains nous arrivons a un poids de sac "correct" pour partir le lendemain matin. 










Apres trois heures de bus pendant lesquelles on a commence a s´en mettre plein les yeux, nous arrivons a notre point de depart : "L´administracion" du parc (ou on s´acquite du droit de penetrer dans le parc pour la maudite somme de 22 Euros ...)










 







Une grande plaine ventee s´offre a nous et nous ne regrettons pas, par moment, d´etre lestes par nos sacs, pour resister a certaines bourrasques qui doivent approcher les 70 voir 80 km/h !. Il n´empeche que le soleil est la et que les paysages nous scotchent. Nous prenons notre premier repas, tapis dans les herbes, abrites du vent ...















 
























Nous arrivons apres 5 heures de marche dans un camping magnifique au bord d´un lac. Contents de poser nos sacs, nous nous attaquons direct au "montage" de la tente louee. Une demi heure plus tard, apres avoir retourne le probleme dans tous les sens, nous arrivons a quelque chose comment dire, d´assez approximatif .... En regardant les tentes voisines super bien tendues, on se dit qu´on a certainement rate un episode...
Apres un bon fou rire, fatigues, on se dit que la "Chose" (genre gloubiboulga) tiendra bien une nuit comme ca (en fait devant les rafales qui l´ont secouee la nuit on a ete etonnes qu´elle tienne le coup...).





















Le lendemain, depart pour le glacier Grey avec le bonheur de ne pas avoir nos sacs a porter puisqu´il s´agit d´un aller retour depuis le camping ! Encore une montee dans des conditions climatiques difficiles par moment alliant cette fois vent et pluie ! mais bon, rien n´entamme notre emerveillement devant la decouverte des glaciers d´un bleu absolument inatendu !





























Retour au camping le soir apres une ballade de 6H00 et voila les passentpartout qui s´attaquent a nouveau a la tente pour reussir cette fois a la faire ressembler a ses voisines (faut pas nous provoquer !). La pluie rencontree plus haut nous suivra jusqu´en bas et se transformera en une petite pluie fine (merci, c´est toujours plus sympa pour (re)monter une tente !). Petit diner (pates avec sauce, comme le soir precedent...les montagnards reconnaitront l alimentation douce et variee des campeurs en montagne).















 






Le lendemain, le ciel s´est completement degage et nous partons vers la vallee "Frances", au dessus du camping "italiano", dans lequel nous serons contents de ne pas camper (il est glauque et sale).... Nous y laissons tout de meme nos gros sacs pour faire l´ascension la plus raide vers le "Mirador" proche du camping "britanique". La montee est raide et cette fois la nous n´atteindrons pas notre but. Nous nous arreterons un peu avant le camping britanique, a un point de vue qui nous a semble suffisamment beau...



















































Pose de vainqueur qui traduit bien notre fierte d´etre arrives jusque la !











Une fois a ce mirador, il nous faut encore redescendre jusqu´au camping Italiano, reprendre nos gros sacs et aller jusqu´au camping Los Cuernos. Nous arrivons la bas apres une marche de 7H00, tres contents de poser nos balluchons. Par contre dans ce camping, les emplacements sont beaucoup plus caillouteux que dans le premier et apres en avoir fait plusieurs, Marion decide de louer des matelas de sol supplementaires : vous m´en mettrez 4 s´il vous plait (il y en avait quand meme un pour Philippe...)! Le camping, est situe lui aussi pres d´un tres joli lac ou nous attendrons la nuit loin des odeurs de cuisine du refuge qui nous font regretter notre 3eme jour de pates...
 
Le lendemain, direction le camping de Chileno. Officiellement, ce devait etre une longue balade mais sans denivele, tranquille quoi ! Certes, cote denivele, ca a ete moins severe que les jours precedents, mais cote emotion, nous avons eu notre dose...



apres quelques heures de marche, nous apercevons au loin un gros groupe de marcheurs et surtout un Gaucho avec ses deux chevaux, qui semble avoir du mal a les faire avancer. Quand on connait la dexterite avec laquelle ils dirigent ces bestiaux, on aurait du se mefier ...














En effet, quelques minutes de marche apres, nous comprenons, l´amas des touristes en train de se remettre de leurs emotions et la desobeissance des chevaux. Il y a la, qui nous attend, un torrent assez large ( au moins 10m) a traverser a pieds ... avec comme appui un fil de fer pas tendu ! Stoiques, nous enlevons vite nos chaussures et nous mettons a l eau avant de trop penser.
Avec les gros sacs qui vous destabilisent, du courant et de l´eau jusqu´aux genous, on s´est un peu demande comment on etait arrives de l´autre cote...Une chose est sure c´est qu´on y est arrives les pieds congeles !
Nous n´avons meme pas eu le temps de remettre nos chaussures qu´un second bout de torrent nous attendait ... Heureusement que les paysages ont ete a la hauteur !




























Notamment l´arrivee dans la vallee ou se trouve le camping... On etait quand meme contents d´y arriver mais le camping Chileno est encore moins acceuillant que le precedent. Le site pour installer les tentes est une plateforme pas tres grande impliquant une certaine promiscuite voire une promiscuite certaine entre tentes ( a tel point qu on s est demande si tous les arrivants trouveraient de la place) mais c est surtout le revetement qui laissait a desirer : on a cru qu on arriverait jamais a planter les sardines! Alors, oui monsieur vous me remettrez 4 matelas de sol pour mes vieilles lombaires...


Le lendemain, nous laissons a nouveau les gros sacs au camping pour faire la montee vers les Torres. La balade est magnifique mais les dernieres centaines de metres sont assez eprouvantes : il faut se frayer un chemin dans un amas de cailloux parfois tres hauts et pas faciles a escalader ! Mais la encore arrives en haut nous ne regrettons pas nos efforts...CF les photos...



















 



 





La redescente signifie la fin du periple W et le retour a Puerto Natales... Mais au cours des 2H00 qui nous separent encore du bus, quelques beaux panoramas nous attendent, ce qui explique le nombre de photos de ce blog ...

















 










Par M et P
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