Lundi 28 avril 2008
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08:00
Un vol nous fait quitter Santiago pour La Paz avec un atterissage impressionnant car avec l altitude les avions sont obliges de freiner plus fort et plus longtemps... Des la sortie de l
avion, dans le tout petit et campagnard aeroport de La Paz, nous sentons que nous sommes a plus de 3600m : notre souffle est plus court et nous avons comme un point sur la poitrine ... il y a de l
acclimatation necessaire dans l air !
L aeroport se trouve sur la partie haute de La Paz, comme d ailleurs les quartiers pauvres. Le circuit en minibus qui nous amene jusqu au centre ville bas (les quartiers chics car le climat est
plus clement ici bas) nous reserve quelques surprises.
Tout d abord la tradition vestimentaire des Boliviennes est franchement depaysante : ellles disparaissent sous des gros jupons, des chales (ou plutot des ponchos), leur pieds sont chausses de
petits mocassins et leur tete de petits chapeaux ronds, genre ceux qu on portait au 19eme aux etats unis et dont on se demande toujours comment ils tiennent... On voudrait toutes les
photographier !
Et puis La Paz est une ville a la configuration peu banale : les quartiers les plus pauvres s etalent sur les pentes abruptes et dominent les quartiers plus riches qui se sont installes la ou les
temperatures sont plus clementes. En un mot on passe son temps dans la ville du bas a se demander quand les maisons de la ville du haut vont nous tomber sur la tete...L agitation qui regne en
bas, nous a rappele un peu notre Inde preferee : des petits vans toyota sillonnent les rues en klaxonant fort pour que tous vehicules plus legers et surtout les pietons se poussent dardare pour
leur eviter de ralentir. Ici, il faut oublier les passages pietons genre europeens, car ce sont les vehicules qui sont prioritaires : pousse toi de la j arrive... Et puis les rues sont animees d
une joyeuse agitation : beaucoup de monde et plein de petits vendeurs succedent aux petits vendeurs ( quatre Milky Way, si si ca existe encore, des peignes, des bonbons,des fruits, ...).
La Paz, est une ville fatiguante qui monte et qui descend ( a 3800 m ca peut devenir un probleme) qui faute de nous avoir subjugues nous a quand meme etonnes. Sans etre une ville magnifique
(malgre la presence de batiments coloniaux defraichis dans le centre de la ville basse), La Paz est "etonnante".
Mais bon, pas de quoi non plus en faire un fromage et surtout, elle ne compte que tres peu de lieux tres conviviaux, mis a part les etals du marche, ou nous avions plaisir a prendre nos petits
dej ' !
Par contre, nous avons ete surpris par les prix qui nous ont pas mal change de l Argentine et du Chili. Ici possibilite de dejeuner, petit dejeuner et de diner a chaque fois pour moins
d un euro (voire largement moins) ! On va peut etre arriver a rattraper les exces de la Patagonie...
Au bout d une journee de tisanes de feuilles de coca et surtout de dolipranes contre le mal de l altitude nous etions prets a affronter les "colectivos" bondes pour aller voir le site
archeologique de Tiwanaku. Alors la, pour tout dire, on a plus apprecier le voyage dans le "toyota" que les ruines et les musees de Tiwanaku. C est un temoignage unique sur la civilisation pre
inca ou plutot ca le sera bientot (?!!). En fait, le site est en pleine restauration et l essentiel des batiments ensevelis sous des montagnes de terre... Donc, on n´a pas mis longtemps a
faire le tour de ce qu il y avait a voir et on a repris notre toyota. Dans le village de Tiwanaku, c etait jour d elections et on est restes un petit moment a observer ce qui se passait, juste le
temps de se rendre compte que le systeme "main levee" avait encore de beaux jours devant lui !
Au bout de deux jours de tisanes de feuilles de coca, on etait prets a affronter notre premier grand voyage et des altitudes encore plus elevees : celles du lac Titicaca, a 3850m !
Direction donc Copacabana (non non pas celui la !), petit village au bord du lac Titicaca.
Au bout de quelques heures de voyage, nous longeons enfin le lac Titicaca ! C est drole, car au permier abord, on est un peu decu. On ne le trouve pas incroyable malgre son immensite. Et
puis, petit a petit, ce lac grand comme une mer, et cerne de collines, ses iles et ses rives richement colorees (camailleux de verts, de jaunes, de dores, de rouges) par une
vegetation alternant herbes folles et cultures en petites parcelles vous mettent sous le charme.
Copacabana est un gros village extremement reposant. Sa cathedrale est un veritable bijou et son musee curieux puisque des toiles magnifiques de peintres peruviens du 16 et 17 eme cotoient-
une collection de vases de cimetieres et surtout des habits de fete de la vierge prevus pour jusqu en 2040 ! ...un catholique averti en vaut deux !
Apres une petite ascension du cerro qui domine Copacabana, une balade au bord du lac, une visite du village et la rencontre d un lama dans notre arriere-salle de bain (curieux village tout
de meme!!), nous nous posons sur une petite terrasse pour deguster une bierre bien meritee devant un petit coucher de soleil romantique a souhait sur le lac. (Toujours pas facile notre vie)
...
Dans l euphorie, nous planifions de partir le lendemain sur l ile du soleil et d y passer une nuit...
Cette ile est situee a plus d une heure et demi de bateau de Copacabana. Nous atteignons le sud de l ile vers 15H00, partie la plus touristique.
Devant les hordes de touristes et le nombre d hotels et de restaurants, nous nous mettons de suite en route pour le nord de l ile.
Apres trois heures d une balade magnifique en ligne de crete (dont le point culminant sera a 4070, mais on a pas fini de battre nos records!), qui nous offre des
panoramas magnifiques, nous arrivons dans des ruines, au coucher du soleil. Installes sur les ruines et en train de deguster une bouteille de vin, nous rencontrons un couple
franco/canadien, Alice et Greg, avec qui nous nous mettons a discuter. Ils voyagent pendant 10 mois en Amerique du sud dans un vieux combi Volkswagen achete a Buenos Aires, qui n´a pas fini de
leur procurer des aventures. Ils resident dans le seul hotel ouvert de la partie sud, nous nous donnons donc rendez vous pour diner, avec egalement un groupe d argentins. L un d eux, a
fait une carriere dans le tennis qui lui a fait passer de longs mois en France pour participer aux tournois ATP: il parle donc tres bien francais. Sa carriere terminee, il ecrit maintenant
des romans, des nouvelles en meme temps qu il donne des cours de tennis dans un club a Cordoba (d ailleurs pour les amateurs de l espagnol dans le texte, il va nous envoyer une
version de son premier ouvrage, et pour les amateurs de tennis c´est de Cordoba qu´est originaire Nalbandian).
L hotel "la Pacha Mama" est un hotel des plus rudimentaires (avec quelques puces ou autres bestioles qui piquent, en prime, dans le lit ....), en face d une jolie plage, mais qui arrivera a
loger la totalite de ce petit groupe qui s est forme sur le pouce...
Le lendemain, nous decidons de quitter ce petit paradis, apres un petit dejeuner avec Alice et Greg, en empruntant un autre chemin qui longe le lac et traverse des villages.
Nous disons au revoir a Copacabana, mais pas au lac que nous allons retrouver a Puno notre nouvelle destination (du cote Peruvien cette fois), a encore quelques heures de bus de la !
Arrives a Puno, Philippe "fait des siennes" et se retrouve, le lendemain, allite souffrant d un mal de ventre plutot intense. Heureusement (??), dans les pharmacies
peruviennes, on donne des antibios sans ordonnance... les cachers avales, une journee et une nuit plus tard, nous sommes prets a reprendre nos excursions.
Direction cette fois ci, les iles Uros, des iles flottantes completement artificielles que la population locale a ete obligee de construire de toutes pieces pour echapper a la tyranie
des Incas... Ces iles sont construites a partir de blocs de terres spongieuses, qui, assembles (cousus entre eux en quelques sorte) sont recouverts de la plante locale qui pousse dans
le lac et forme un sol tres souple sur lequel ca fait tres bizarre de se deplacer. Cette communaute parvient a maintenir ses traditions et sa vie sur ces villages flottants et vous accueille
avec une grande gentillesse, des habits colores et quelques babioles a vendre...
Apres plusieurs heures passees en leur compagnie (juste le temps pour Philippe de deguster le plat national de l ile !), il est temps pour nous de rentrer pour preparer nos sacs : nous sommes
impatients de voir Cusco, la vallee sacree, et et et, le Macchu Picchu...